Après « Le Souper », Jean-Claude BRISVILLE imagine une nouvelle fiction historique. Il s'attaque cette fois au personnage capital de cette période, l'empereur lui-même. Ses atouts sont toujours : un sens aigu du divertissement théâtral, cruel et raffiné, une intrigue d'une rigueur mathématique, et des dialogues affûtés, inspirés des journaux et correspondances des témoins anglais et français de la détention de Napoléon à Sainte-Hélène.

L'affrontement

A Longwood, dans un cabinet de travail, très humblement meublé, dépouillé, sombre : la tanière de Napoléon.

Là, à la lueur des chandeliers, les trois comédiens se livrent à une joute implacable, ponctuée d'attaques, de ripostes, d'humiliations et de coups fourrés, et tâchent de débusquer l'humanité au-delà de ces figures symboles.

Apparaîtront alors des aspects inhabituels de la personnalité de Napoléon : la jalousie, le goût immodéré du pouvoir, le plaisir pervers de la domination mentale, la hantise de l'impuissance… Nous sommes confrontés à un personnage en prise avec ses doutes.

L'image d'Epinal de l'Empereur des Français indestructible, en est bien fragilisée, et son cheminement intellectuel devient accessible au spectateur.

Du théâtre adapté aux lieux de patrimoine

« La Dernière Salve » est un texte aux dialogues ciselés qui, au contraire d'une leçon d'histoire, nous fait suivre pas à pas l'intimité des entretiens de Napoléon et du gouverneur anglais de Sainte-Hélène.

Et pour que cela résonne, jouons ensemble cette partie d'échecs dans le secret de vos lieux historiques, votre patrimoine.

Que les murs, les meubles, les objets fassent partie intégrante de l'alchimie et que ces sites chargés d'histoire ( le salon de réception d'un château, la salle des mariages d'un hôtel de ville, la salle d'armes d'un donjon, le chœur d'une église… ) deviennent l'écrin de cet affrontement décisif.

Ce sera l'occasion à la fois de sortir le théâtre de son cadre, et de faire de l'événement un motif d'attraction supplémentaire du lieu, pour les riverains comme pour une population de passage.

A la manière d'un concert de musique de chambre, disposer quelques éléments de mobilier, faire évoluer les acteurs avec leur seule voix pour instrument et, à la flamme des bougies, se servir des murs séculaires pour replonger dans le passé.